La chélidoine se plait dans la sente des Bergeronnettes

La chélidoine, considérée comme une « mauvaise herbe », existait sur la sente avant notre intervention de jardinage. Elle est très envahissante, mais nous avons choisi d’en conserver quelques pieds pour montrer que la nature et les passants de la sente peuvent cohabiter harmonieusement.

Elle est connue comme l’herbe aux verrues, l’herbe aux boucs, l’herbe de l’hirondelle, l’herbe de Saint-Clair, le lait de sorcières ou lait de démonl’herbe du diable.

  • Famille : Papavéracées
  • Type : vivace
  • Origine : Europe, Ouest de l’Asie
  • Couleur : fleurs jaunes
  • Semis : oui
  • Bouture : non
  • Plantation : printemps
  • Floraison : d’avril/mai à septembre/octobre
  • Hauteur : 60 cm

Pourquoi l’herbe aux hirondelles ?

Chélidoine vient du grec « chelidôn » qui veut dire hirondelle, et c’est la coïncidence de la floraison de cette papavéracée (famille botanique du pavot, du coquelicot) avec l’arrivée de ces oiseaux migrateurs que sont les hirondelles, et de sa fanaison au départ des volatiles, qui a inspiré le choix de ce nom.

Selon une légende rapportée par Pline l’Ancien, les hirondelles frottaient les yeux de leur petits avec le suc jaune (latex) de cette plante pour décoller l’ourlet de peau de l’œil à la naissance.

Pourquoi l’herbe aux verrues ?

Quand on casse la tige de la plante, sort un suc jaune orangé ou latex, de nature caustique, contenant de la coptisine (alcaloïde). Ce suc appliqué sur une verrue plantaire ou même un cor aux pieds a la propriété « antimitotique » de les faire disparaître, à condition de renouveler l’application chaque jour.

Attention, exposé au soleil, il peut provoquer des brûlures.

Dans les temps reculés, la grande chélidoine était associée à la magie noire.

Dans la tradition populaire, elle a longtemps été utilisée pour guérir de nombreuses maladies (foie, rhumatismes…) et était censée préserver de la peste.

Elle était considérée comme une plante magique qui redonnait la vue aux aveugles.

Aujourd’hui, on retiendra surtout son intérêt pour traiter les maladies hépatovésiculaires et dermatologiques.

Pourquoi l’herbe du bouc ?

Son odeur et son goût désagréables lui ont valu le surnom d’herbe du bouc.

Recherche

Ses propriétés antimitotiques, c’est-à-dire agissant sur la multiplication cellulaire, ouvrent un large panel de recherches en cancérologie.

Avertissement toxicité

La chélidoine est une plante contenant des substances nocives, toxiques et vénéneuses, si elle est ingérée fraîche ou à forte dose.

L’ingestion peut causer des nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées et déshydratations. L’automédication est déconseillée.

On veillera à toujours demander l’avis d’un médecin ou d’un spécialiste, avant toute consommation.

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